La conversion, un changement de vie
La conversion est présentée dans la Bible comme étant la condition indispensable à la réconciliation avec Dieu. Pour démontrer cette nécessité absolue, deux passages bibliques sont à considérer.
"Ce que je désire, est-ce que le méchant meure ? dit le Seigneur,
l'Eternel. N'est-ce pas qu'il change de conduite et qu'il vive ?" ( Ezéchiel
18:23)
"Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés
soient effacés. " ( Actes 3:19 )
Interprétation
Selon la Bible, nous naissons tous avec une tendance au mal, cette tendance au mal n'enlève en rien notre culpabilité lorsque nous enfreignons la loi de Dieu, mais celui même qui nous a déclarés coupables a trouvé le moyen d'effacer notre culpabilité par le sacrifice rédempteur de Jésus-Christ.
Cependant, tous les hommes ne bénéficient pas automatiquement de l'oeuvre de rédemption que Christ a accomplie à la croix. Il est vrai que "Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique" ( Jean 3:16) , que "Christ est mort pour tous" (2 Corinthiens 5:14) et que Dieu "veut que tous les hommes soient sauvés" (1 Timothée 2:4).
Mais la Bible parle également de perdition éternelle pour ceux qui auront refusé le salut qui leur est offert. Il est donc important de reconnaître la nécessité d'une conversion. En écrivant aux chrétiens de Thessalonique, l'apôtre Paul rend grâces à Dieu en apprenant comment ils se sont "convertis à Dieu en abandonnant les idoles pour servir le Dieu vivant et vrai" (1 Thessaloniciens1:9). Ce verset nous montre quels sont les deux aspects de la conversion.
Il y a un genre de vie auquel il faut renoncer, et il y a un Dieu auquel il faut se soumettre.La repentance
Le premier de ces aspects, nous l'appelons la repentance. Cela suppose que nous avons commis des actes que Dieu condamne, et que Dieu nous a rendus conscients de notre culpabilité. Nous nous trouvons alors devant un choix : ou bien nous complaire dans notre vie de péché, ou bien y renoncer.
Par péché, il ne faut pas voir seulement des actes flagrants, tels que l'immoralité ou le meurtre. Sont aussi coupables la médisance, la jalousie et la colère. Même le fait de ne pas trouver de plaisir dans la lecture de la Bible et la prière devrait nous inquiéter. Selon le psalmiste, Dieu considère comme heureux l'homme "qui trouve son plaisir dans la loi de l'Eternel, et qui la médite jour et nuit. " (Psaume 1:2)
Se repentir veut dire tout d'abord reconnaître que Dieu a raison de nous déclarer coupables. Tous les actes nommés dans la Bible comme étant des péchés sont effectivement répréhensibles. Nous avouons avoir commis certains de ces péchés, et nous acceptons la sentence de Dieu. Après avoir dressé une liste des oeuvres de la chair, l'apôtre Paul conclut :"Ceux qui commettent de telles choses n'hériteront pas le royaume de Dieu. " ( Galates 5:211)
En deuxième lieu, se repentir veut dire éprouver de la tristesse en pensant aux péchés Que nous avons commis. Quel est le sentiment que nous éprouvons lorsque nous repassons dans esprit tel ou tel péché ? Le dégoût et la honte ? Alors nous sommes sur le chemin de la repentance. Ou bien une certaine satisfaction et l'envie de recommencer ? Alors tout semblant de repentance n'est provoqué que par la peur de la punition divine.
Troisièmement, se repentir veut dire prendre la décision de changer Nous devons nous rendre compte, bien entendu, que nous ne pouvons pas changer sans le secours de Dieu. Mais Dieu ne viendra à notre secours que si nous voulons vraiment changer. Toute idée de mérite est donc exclue. Dieu ne nous sauve pas parce que nous avons eu suffisamment de volonté pour abandonner certains péchés. C'est lui qui nous donne de la volonté lorsqu'il voit que nous la voulons vraiment.
La foi
Si la repentance est le premier aspect de la conversion, elle est toujours accompagnée par un deuxième élément : la foi. Il faut préciser que croire que Dieu existe n'est pas la foi. A ce sujet, l'apôtre Jacques écrit : "Tu crois qu'il y a un seul Dieu, tu fais bien ; les démons le croient aussi, et ils tremblent." (Jacques 2 : 19).
Non, avoir foi en Dieu veut dire croire ce qu'il dit tout simplement parce que c'est lui qui le dit. Si nous voulons voir avant de croire, nous n'avons pas la foi. Mais si nous le croyons sur parole, alors nous avons effectivement la foi.
Cependant, faire usage de notre intelligence ne doit pas être assimilé à un manque de foi. Nous pouvons observer la beauté de la nature que Dieu a créée. Nous pouvons étudier l'histoire de l'humanité telle qu'elle nous est relatée dans la Bible, et y découvrir un Dieu qui a toujours dit vrai et qui s'est toujours montré digne de confiance. Donc, la foi n'est pas le propre de ceux qui ne réfléchissent pas. La foi n'est pas aveugle.
Mais reconnaître avec son intelligence que Dieu est digne de foi ne suffit pas. Il nous faut prendre la décision que nous allons lui faire confiance. Cela veut dire que nous abandonnons notre auto-suffisance. Nous reconnaissons que nous ne pouvons pas vivre sans Dieu. Admettant notre besoin de son secours, nous rejetons notre orgueil pour vivre sous sa dépendance.
Comment cette qualité de foi s'applique-t-elle à notre salut ? Lorsque nous reconnaissons que nous sommes pécheurs, et que nous avons le désir d'être délivrés de l'emprise du péché, nous nous tournons alors vers Dieu pour son intervention dans notre vie. Nous lui faisons confiance pour nous pardonner et nous purifier.
C'est l'apôtre Jean qui, inspiré par le Saint-Esprit, nous
fait cette déclaration : "Si nous confessons
nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner,
et pour nous purifier de toute iniquité. "
(1 Jean 1:9)
La conversion est donc basée sur une décision
personnelle. Personne ne peut nous y amener de force.
Personne ne peut nous infuser la grâce de Dieu indépendamment de notre volonté. Que nous ayons été l'objet à notre insu d'un rite religieux ne veut pas dire forcément que nous sommes l'objet de la grâce de Dieu. Un acte de volonté de notre part est nécessaire pour entrer dans la famille de Dieu.
S’agissant des personnes qui ne se rappellent ni le jour ni les circonstances de leur conversion ; sont-ils donc inconvertis? En particulier ceux qui, dès leur plus jeune âge, ont reçu un enseignement biblique. Très tôt dans leur vie, grâce à une ambiance favorable à la foi chrétienne, ils ont pris position contre le péché et ont mis leur confiance en Dieu. Du fait que leur expérience de conversion n'était pas spectaculaire, elle n'est pas restée gravée dans leur mémoire.
Nous ne nous rappelons pas non plus notre naissance, mais nous n'avons aucun doute là-dessus. Ce n'est pas le souvenir des détails de notre conversion qul nous donne l'assurance de notre salut. C'est plutôt la conscience que nous sommes en paix avec Dieu et en communion avec lui. Tout en cédant quelquefois à la tentation, notre habitude est de nous soumettre à la volonté de Dieu et de regarder à lui pour les forces nécessaires afin de lui être agréables.
Si les fruits de l'Esprit mentionnés en Galates 5:22 sont évidents dans notre vie l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi), il est évident que nous sommes passés par la conversion, même si nous n'en avons pas le souvenir. Par contre, si nous faisons état d'une expérience de conversion, et que les fruits de l'Esprit n'existent pas dans notre vie, il s'agit d'une fausse expérience, malgré tout ce que nous avons pu ressentir comme émotion et même extase.
Conclusion :
La conversion nous est indispensable. Par elle, nous recevons Jésus-Christ
comme notre Sauveur et la certitude de la vie éternelle. Car :
"Il n'y a de salut en aucun autre, car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui
ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions
être sauvés. " ( Actes 4:12) "Celui qui a le Fils a la vie
: celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie. (1 Jean 5:12)
Au pied de la croix